Quittebeuf, des passionnés d'aérophotographie par cerf-volant se rencontrent

Près du Neubourg, des passionnés d'aérophotographie par cerf-volant se rencontrent


Du 18 au 20 mai 2024, onze passionnés d'aérophotographie, qui consiste à prendre des photos aériennes grâce à un cert-volant, se sont retrouvés à Quittebeuf.


Une rencontre de passionnés d’aérophotographie par cerf-volant se tenait à Quittebeuf (Eure) ce samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai 2024 de Pentecôte. Organisée par l’association Kiosque d’ateliers, rayonnant sur six communes partenaires autour de Quittebeuf. Plus précisément par Yves Leroy, l’animateur de la section  » Instant Photos « , qui était à la manœuvre. La météo était favorable, les vents au sol devant avoir une vitesse située entre 10 et 40 km/h.





L’aérophotographie par cerf-volant est une activité peu connue, écologique et très efficace pour obtenir de belles photos aériennes. Le premier cliché homologué remonte à 1888 et cette technique était utilisée jadis en temps de guerre. Cette passion mêle aujourd’hui une technique vieille de 136 ans et la technologie du numérique.


Démonstrations et explications
À côté de la salle polyvalente, onze passionnés venant de toute la France, et même de Suisse, ont fait voler leurs cerfs-volants auxquels étaient accrochés des appareils photo ou smartphones. Des démonstrations sous le signe du partage.
Les pilotes donnaient des explications sur la manière de procéder, démonstrations à l’appui. L’exercice n’est pas si simple qu’il y paraît. D’abord, les grands cerfs-volants utilisés pour emmener les dispositifs de photographie dans les airs tirent vraiment très fort.
Le Suisse, Bernard, après avoir aérophotographié le centre de Quittebeuf, expliquait qu’il est courant de se faire soulever de terre par la traction du cerf-volant. Autre danger, le solide et léger fil est coupant. Bernard arborait une belle cicatrice de coupure récente à la cheville due à un vent tournant inattendu. Car, la direction et la puissance du vent au sol n’ont rien à voir avec ce que le cerf-volant va rencontrer en montant dans les airs. Le Suisse passionné expliquait : « Les courants aériens ressemblent à un mille-feuille, avec des couches différentes suivant l’altitude. Le sens et la force du vent n’étant ainsi pas forcément constants. »


Écologique et sans nuisance
Pour cette technique, les cerfs-volants sont de type monofil. Pas besoin de diriger des acrobaties, le but recherché étant, au contraire, la stabilité. L’intérêt de cette méthode écologique réside dans l’amplitude possible, depuis 2 à 3 mètres jusqu’à 1 km d’altitude. Pour les prises de photos, soit l’appareil est programmé pour prendre une photo toutes les cinq à dix secondes, soit il est relié au pilote au sol par ondes radio ou bien, pour un smartphone, par wifi avec une visu connectée. Le pilote peut ainsi déclencher les prises de vues en ajustant l’angle et le bon moment.


Exposition et ateliers
Alors que les pilotes de cerfs-volants occupaient le terrain, juste à côté, la salle polyvalente Christian Berthelin accueillait une exposition de cerfs-volants, photographies aériennes par cerfs-volants et équipements d’aérophotographie. Des ateliers permettaient aux enfants de réaliser des décorations de cerfs-volants. Méli-mélo floral animait aussi un atelier. Une ambiance musicale était créée par les musiciens du groupe de la « Lanterne musicale » faisant leur répétition devant la salle polyvalente.

 

Le passionné suisse, Bernard, ramenant son cerf-volant après un long vol d’aérophotographie. ©Le Courrier de l’Eure. CM.

L’appareil photo dans sa nacelle soulevée par le cerf-volant de Philippe. ©Le Courrier de l’Eure. CM.

Philippe et Bernard accrochant la nacelle photo au fil du cerf-volant en vol. ©Le Courrier de l’Eure. CM.

Philippe disposait d’un écran de visu relié à l’appareil photo suspendu au cerf-volant. ©Le Courrier de l’Eure. CM.

Résultat d’une aérophotographie réussie !  ©Le Kiosque d’Ateliers

Écrit le 23/06/2024, modifié le : 23/06/2024

Retour